Avons-nous besoin d’un Internet « gratuit » pour sauver l'Union européenne ?

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Éditorial mensuel

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2016/10 : INTERNET GRATUIT

Maarten van Leeuwen

Après des années et des mois de turbulences en Europe, et après le Brexit, il était devenu évident pour nos dirigeants qu’il fallait trouver une réponse aux maux de l'Union européenne en difficulté. Heureusement, notre leader visionnaire Jean-Claude Juncker en a trouvé une.

En 20xx (je ne me souviens plus de l’année exacte), il y aura un accès gratuit à Internet dans toutes les villes européennes.

Je pensais : « Cela montre une véritable audace et une vision. C’est exactement ce que nous attendions, et avec cela, tout l’euroscepticisme disparaîtra comme neige au soleil ».

Vraiment ?

Tout d’abord, dans quelle mesure cet accès à Internet sera vraiment « gratuit » ? Est-ce que M. Juncker va le financer de sa poche ? Ou est-ce que les dirigeants de l’Europe ont promis qu’ils le feront avec leurs propres, et sans doute considérables, deniers ?

Ou vont-ils exiger des opérateurs de télécoms qu'ils fournissent ce service « gratuitement » ? Et si oui, est-ce que ces opérateurs ne récupéreront pas ces coûts en augmentant les tarifs d'autres services ?

Ou encore, ces investissements seront-ils réalisés par les états-membres individuellement ? Si oui, combien de ces états-membres disposent d'excédents budgétaires tellement élevés qu'ils peuvent le faire sans les récupérer en impôts d’une manière ou d’une autre ?

En d'autres termes, cet Internet gratuit ne sera pas gratuit. En d'autres termes, ce sera un service où nous, en tant que citoyens, ne pourrons pas choisir notre fournisseur, ni quelle sera la qualité du service, et ni combien nous paierons.

En d’autres termes, ce n’est rien de plus qu’une ingérence inutile et agaçante dans nos vies, par un groupe de personnes dont nous ne savons pas vraiment QUI ils sont, et nous ne savons pas pour QUI voter si nous voulons nous débarrasser d’eux. Je crois que c’est précisément la raison principale qui se cache derrière le Brexit. En d'autres termes, cette action ne va faire qu’empirer les choses. Pas beaucoup, mais un peu.

Nous n’avons pas besoin d’un Internet « gratuit ». Ce que nous attendons de Bruxelles, c’est un leadership visionnaire et courageux. Un tel leadership ne proviendra probablement pas de Juncker, qui a passé les 30 ou 40 dernières années de sa vie à magouiller dans les couloirs, et derrière des portes fermées.

Nous avons besoin d'une constitution européenne, et nous avons besoin d'un Parlement européen. Le Parlement doit contrôler l'exécutif, et nous devons savoir clairement pour qui voter pour que quelqu’un soit élu ou pas.

Nous avons besoin d'UNE langue au sein l'Union européenne et d’une législation fédérale. Ceci peut être facilement mis en œuvre en tant que deuxième langue officielle dans tous les Etats membres. Le Kenya, comme beaucoup d'autres nations, possède à la fois l'anglais et le swahili comme langues officielles. L'importance d'une seule langue ne peut pas être surestimée. Cela donnerait aux petites entreprises – comme Alvey – un véritable accès à l'ensemble du marché. Ça permettrait de réduire considérablement les coûts. C'est la raison pour laquelle les multinationales qui réussissent le mieux sont japonaises ou américaines : elles ont accès à un grand marché local avec un langage unifié. Une fois cette réussite obtenue, elles peuvent se développer à l'international.

Ce choix nous appartient. Nous pouvons rester tels que nous sommes, dans nos petits états membres « indépendants », avec nos propres petites langues et nos petites lois. Ou nous pouvons devenir une Europe forte véritablement unie et démocratiquement contrôlée. En fin de compte, c’est un choix entre pauvreté et abondance.

Maarten van Leeuwen
Directeur Général du Groupe

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