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Avons-nous besoin d'une Europe fortement unie, et contrôlée démocratiquement ?

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Éditorial mensuel

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2016/07 : Le Brexit est-il uni opportunité ?

Maarten van Leeuwen

Les lecteurs de mes précédents articles connaissent bien mon opinion : je suis clairement en faveur d’une Europe unie et contrôlée démocratiquement. Ceci pour beaucoup de raisons pour lesquelles il n’y a pas assez de place pour les répéter ici.

Comme je l’ai déjà fait avant, je recommande vivement à tous ceux qui sont intéressés par le sujet, de lire l’excellent livre de Guy Verhofstadt : « Le mal européen ».

Je crois que l’Europe que nous avons maintenant est intenable. C’est une structure lourde, sans fondations. Je crois que le manque le plus important, qui est la principale cause d’insatisfaction, est le manque de contrôle démocratique. Oui, il y a un parlement, mais non, le parlement ne nomme pas l’exécutif, et ne le contrôle pas non-plus. Par conséquent, nous ne savons pas qui est en est le responsable. Et de plus, les gens ne savent pas pour qui, ou pour quoi ils devraient voter quand ils sont mécontents des décisions, ou plutôt de l’absence de celles-ci.

Un facteur aggravant est l’exigence de l’unanimité pour toutes les décisions, même celles sans importance. Et ce sont les décisions importantes qui comptent, pas les anodines. Je pense que presque tout le monde conviendra qu’il est irréaliste de croire que 27 personnes, et encore moins 27 groupes de personnes, représentant différentes cultures, différentes langues, différentes opinions politiques et différents agendas, pourraient s’accorder sur quelque chose – autre que des questions anodines – à l’unanimité. Par conséquent, ils préfèrent des tractations et marchandages en coulisses, plutôt que des débats publics au Parlement. Ceci, bien sûr, aggrave le sentiment de malaise des peuples d’Europe.

Et ensuite ? Peut-être que l’Écosse organisera un référendum sur l’indépendance, et peut-être que l’Écosse quittera le Royaume-Uni et rejoindra l’Europe. Je crois que cela serait une bonne chose. Il y a bien sûr un risque important de conflit en Irlande du Nord. Et nous devons observer ce qui se passera aux prochaines élections en Espagne. Il est difficile de juger de ce qui se passera en France et aux Pays-Bas, mais je suppose que les partis « pro-sortie » de l’aile droite ne représenteront qu’une petite minorité. Toutefois, la Grèce pourrait être le prochain pays à quitter l’Europe, pour des raisons que j’ai écrites plus tôt.

Les maux de l’Europe actuelle ne peuvent être remédiés, en raison du manque de leaders visionnaires et du manque de fondations. Peut-être que le Brexit sera un appel au réveil de nos politiciens, mais j’en doute. Je crois que l’Europe va progressivement se désintégrer, ce qui pourrait ressembler à une mauvaise chose. Cependant, je suis sûr qu’une fois que ce processus aura pris de l’ampleur, des leaders vont émerger et commenceront la construction d’une nouvelle Europe. Cette nouvelle Europe n’inclura probablement qu’un petit nombre de pays, disons les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne bien sûr, et peut-être la France. Nous ne pouvons qu’espérer qu’ils sauront ensuite construire une véritable Europe, avec un vrai parlement qui nomme et contrôle un vrai responsable exécutif.

Et tout comme en France il n’y a pas de ministre pour chaque province, nous n’avons pas besoin que chaque pays soit représenté dans l’exécutif.

Je suis certain que sur le long terme, le Brexit est une opportunité pour nous les Européens. Et le Royaume-Uni ? Je pense que la population qui a voté « leave » a été largement induite en erreur. Pour le Royaume-Uni, ou pour ce qui restera de lui à plus long terme, le Brexit est clairement une mauvaise chose. Il est très probable que ça ne va pas beaucoup changer pour eux, puisqu’ils auront – et nous aurons – encore besoin de toutes sortes d'accords, afin de continuer à faire ce que nous faisons depuis plus de 40 ans. Cela signifie qu'ils devront toujours « payer », tout comme la Norvège ou la Suisse. En d'autres termes, ils devront vivre avec des décisions prises à Bruxelles, sans beaucoup d'influence sur la prise de décision. Si cela se produit, ce serait d'une ironie historique, puisque les décisions seraient prises à leur sujet, sans eux. En République tchèque, nous disons toujours « o nas, bez nas » dans de telles situations. Ceci fait référence aux accords de Munich de 1938, où la Tchécoslovaquie était absente, et le preneur d'initiative était ... le Royaume-Uni.

Maarten van Leeuwen
Directeur Général du Groupe

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