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Les relations humaines sont-elles importantes pour faire des affaires ?

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Éditorial mensuel

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2016/01 : Quelque chose de gentil…

Maarten van Leeuwen

Chaque mois, j’écris un éditorial. (Oui, je l’écris vraiment moi-même, notre petit Groupe ne peut pas se permettre d’engager un « nègre littéraire »). Je ne le fais pas parce que j’y prends particulièrement plaisir ou parce que je voudrais devenir célèbre. Je ne pourrais pas l’être, étant donné que le nombre de lecteurs est à peu près stable et se compte en centaines… et pas en milliers comme ça devrait l’être. Non, j’écris ces éditoriaux parce que mon Responsable Marketing me dit de le faire, car c’est « bon pour l'image de la société ». Il insiste sur ce fait.

Ce n’est pas seulement qu’il me demande de les écrire – il m’impose même le sujet, ou m’oriente sur le type de sujet que je dois écrire. Voilà ce qui en est de ma liberté en tant que Directeur Général. Ce mois-ci, il m'a demandé d'écrire « quelque chose de gentil ». Le mois dernier, il s’agissait du terrorisme, ce qui n’est pas très « gentil » vous en conviendrez, mais ce mois-ci, avec le changement d'année, quelque chose de « gentil » devait être évoqué.

Aujourd’hui, écrire sur « quelque chose de gentil » n’est pas si facile. Ceci pour deux raisons. D'abord, je dois trouver quelque chose de gentil. Ensuite, les choses gentilles sont souvent ennuyeuses. Questionnez quelqu'un à propos de sa nouvelle voiture. Si la réponse est « elle est parfaite », je vous garantis que la conversation s’arrêtera là. Si au contraire la réponse ressemble à : « Eh bien, c’est un cauchemar ! Tu ne vas pas croire ce qui est arrivé ! », votre réponse sera : « Non, vraiment ? Dis-moi tout ! » et vous serez tous les deux très satisfaits durant la demi-heure qui suit.

L'être humain est d’un naturel curieux, et particulièrement obsédé par les accidents. Regardez par exemple les embouteillages dus à un accident de l'AUTRE côté de l'autoroute. Est-ce parce que nous sommes obsédés par la vue du sang ? Et est-ce naturel ?

Naturel ? Sûrement pas. Si vous visitez la réserve naturelle du Masai Mara au Kenya, vous pourrez facilement observer que les gazelles de Thomson s’enfuient aussi vite que possible au moindre signe de danger, et que la dernière chose qu’elles semblent avoir à l’esprit est de s’arrêter et de regarder leur compagnon se faire manger par un lion. Inutile de voyager aussi loin : les vaches sont des animaux très curieux, mais elles vont se ruer en masse si un danger se profile ou semble approcher.

Je crois que l'être humain n’est pas obsédé par le sang, mais par la survie. Nous voulons voir « ce qui est arrivé » – afin d'empêcher que la même chose nous arrive. Voilà pourquoi nous souhaitons voir les accidents, pas pour en voir les résultats, mais afin d’essayer d’en établir la cause.

Il y a un autre aspect de la nature humaine, qui est agréable d’ailleurs, et probablement unique dans la nature : notre capacité à créer des liens avec d'autres êtres humains. Certaines personnes pensent que ces obligations sont limitées à nos vies privées, et que celles-ci sont absentes – ou devraient l’être – dans les affaires. Je n'y crois pas. Il doit nécessairement y avoir des raisons objectives pour les entreprises de faire des affaires ensemble. Toutefois, cela ne doit pas, je crois, supplanter de bonnes relations humaines. Je ne crois pas que de telles relations soient nuisibles, évidemment tout en respectant l’éthique des affaires, qui, dans mon expérience, le sont en grande partie.

À bien des égards, la relation humaine dans le monde des entreprises est semblable à la lubrification d’un moteur – les choses fonctionnent en douceur, sans effort et sans grincement. À mon avis, nous ne pouvons pas dire que les entreprises font des affaires avec d’autres entreprises. Nous ne pouvons pas non plus dire que les gens font des affaires avec d’autres gens. Il s’agit des deux à la fois : les entreprises font des affaires avec d’autres entreprises ET, simultanément et à un niveau plus élevé, les gens font des affaires avec d’autres gens. Je ne pense pas que les ordinateurs puissent changer ou remplacer cela dans un avenir proche.

Maarten van Leeuwen
Directeur Général du Groupe

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