T +33 2 97 88 22 60

With us, people always come first
Oldřich Electrical Engineer

Avons-nous besoin d'une grande police à l'échelle européenne ou de l’espace Schengen, similaire au FBI aux États-Unis d'Amérique ?

Avons-nous besoin d'une grande police à l'échelle européenne ou de l’espace Schengen, similaire au FBI aux États-Unis d'Amérique ?

 

Éditorial mensuel

Bienvenue sur la page du Club Alvey ! Un lieu où nous voulons partager nos idées avec vous et même vous divertir. Explorez-en toutes les parties : nous sommes convaincus que vous y trouverez des informations utiles et intéressantes, à la fois pour votre travail et pour votre loisir. Nous espérons que vous apprécierez. N’hésitez pas à nous faire partager votre opinion !

2015/12 : La terreur

Maarten van Leeuwen

Le mois de décembre est arrivé, et il serait bon d'écrire un article sur la paix, l'amour et la fraternité dans le monde, ces idéaux étant traditionnellement associés à l’esprit de Noël et de fin d'année.

Sans tenir compte du fait que je crois en ces idéaux et que ceux-ci me tiennent à cœur, je me sens obligé d'écrire sur les dures réalités qui nous entourent. La terreur n’est plus quelque chose qui n’arrive qu’à l’étranger, au Nigeria, en Irak, en Iran et dans de nombreux autres lieux à l'étranger : elle est désormais parmi nous. Elle est ici sous deux formes.

Tout d'abord, nous avons à faire face en Europe, à une multitude de réfugiés. Certains d'entre eux sont des réfugiés « économiques », mais il est probable que la majorité fuit  la même terreur dont nous étions récemment tous témoins au cœur même de l'Europe : Paris.

Deuxièmement, et chose encore plus alarmante, nous nous rendons maintenant compte que les terroristes vivent et agissent parmi nous. Ils sont nos voisins, ont des passeports européens, et pourraient frapper à nouveau à tout moment et en tout lieu. La question est la suivante : que pouvons-nous faire, que devons-nous faire ?

Ces jours-ci, Schengen reçoit des critiques substantielles et justifiées. En effet, comme pour beaucoup des initiatives de l'Union Européenne, sinon pour la plupart d’entre elles, l’accord Schengen a été obtenu à la hâte et sans soin. Et tout comme l'euro, c’est une structure qui n'a pas de fondements. Cependant, Schengen n’est pas la cause des problèmes auxquels nous devons faire face. Si vous êtes assez âgé pour vous en souvenir, et si vous avez voyagé en Europe avant et après Schengen, les choses n’ont pas vraiment changé du tout au tout. Plusieurs années avant Schengen, les contrôles aux frontières étaient rares si l'on voyageait en voiture ou en train. La différence principale concerne surtout les voyages aériens, pour lesquels nous n’avons plus maintenant à montrer nos passeports à l'arrivée. Je dirais que cela libère les ressources de contrôle aux frontières pour se concentrer sur les arrivées provenant de l'extérieur de l’espace Schengen, donc je suis loin d'être convaincu que Schengen joue un rôle néfaste, dans la mesure où la sécurité est en cause.

Ma préoccupation majeure au sujet de Schengen à l'époque, et qui l’est toujours, était  beaucoup plus profonde. Schengen permet la libre circulation pour tous - sauf pour la police. Cela signifie que nous avons créé un marché ouvert pour les criminels, tandis que l'application de la loi reste fragmentée dans plus de 28 pays. (Certains de ces pays, comme la Belgique, sont en outre divisés en interne.) Bien sûr, ces pays « coopèrent ». Mais nous avons 28 pays en coordination avec 28 autres. Ceci représente 784 (28 x 28) points de contact - une tâche impossible.

On n'a pas besoin de chercher bien loin la solution. Les États-Unis d'Amérique ont fondé le FBI au début du siècle dernier. Les défis étaient essentiellement les mêmes : l'un, de facto, consistait en l’ouverture du pays et en l’application localisée de la loi.

Je crois avec ferveur en une véritable Europe unie, avec un vrai gouvernement, un véritable parlement et des contrôles démocratiques réels. Cependant, il semble que nous soyons très loin de cet idéal, et il semble même que nous nous éloignons de l’Europe plutôt que de nous en rapprocher. Malgré cela, ou à défaut, nous avons besoin de toute urgence d'un service « fédéral » ou, à défaut de ce nom, d’une vraie grande police européenne. Une force de police pouvant voyager et travailler dans un pays, enquêter, et  procéder à des arrestations si besoin est. Une force de police qui relève d’une structure centralisée et qui peut se mettre sans ambages en liaison avec ses collègues directs, n’importe où. Une force de police qui parle une seule langue et fonctionne selon un même ensemble de règles.

En bref, je ne crois pas que nous devrions fermer les frontières. Ce ne serait pas lutter contre le terrorisme. En tout cas, les terroristes sont déjà là. Nous devons ouvrir les frontières à la police.

Maarten van Leeuwen
Directeur Général du Groupe

Si vous souhaitez réagir à cet article, vous pouvez envoyer vos commentaires à club@alvey.be.

Articles précédents

    Avons-nous besoin d'une grande police à l'échelle européenne ou de l’espace Schengen, similaire au FBI aux États-Unis d'Amérique ?

    Avons-nous besoin d'une grande police à l'échelle européenne ou de l’espace Schengen, similaire au FBI aux États-Unis d'Amérique ?

     

    Certificats

    Contact