T +33 2 97 88 22 60

With us, people always come first
Oldřich Electrical Engineer

Que pensez-vous de la protection de la nature en Europe en général ?

Que pensez-vous de la protection de la nature en Europe en général ?

 

2015/07 : Les orchidées et les aigles

Maarten van Leeuwen

Bien sûr, nous connaissons tous les orchidées. Elles sont devenues populaires dans la mesure où on peut maintenant les acheter chez presque n’importe quel fleuriste. Ces orchidées viennent des régions tropicales. Je les aime, bien sûr. C’est parce que je viens des Pays-Bas, et vous trouverez très peu de hollandais qui n’aiment pas les fleurs. Il y a quelque chose, cependant, de beaucoup plus rare et qui me plaît beaucoup plus : ce sont les orchidées sauvages.

Saviez-vous qu'en Belgique, aux Pays-Bas, en République tchèque, en Allemagne, et en fait, dans tous les pays européens, il y a des orchidées sauvages ? Contrairement à celles, magnifiques, que vous trouvez en magasin, celles-ci sont le plus souvent, petites et insignifiantes. De plus, la plupart d’entre elles sont assez rares.

Elles sont rares, car elles sont très sensibles à leur environnement. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais il faut juste dire qu’elles ne doivent pas être soumises aux fertilisants. Les endroits où il n’y a pas d’engrais sont assez rares en Europe. En fait, la plupart des endroits en reçoivent beaucoup trop.

Contrairement à ce que vous pourriez penser, la nature va de mieux en mieux en Europe. Les autorités commencent à comprendre la nécessité de la protection de la nature. La protection de la nature et l'entretien de l'habitat ne vont pas l’un sans l’autre. Cela n’implique pas forcément la création de réserves naturelles. Les bordures de routes peuvent aussi être coupées au bon moment, longtemps avant, ou longtemps après la floraison des orchidées. En outre, la fertilisation de ces régions est de plus en plus souvent évitée. Ceci profite également aux oiseaux et aux souris.

Les bordures de routes sont de mieux en mieux gérées, ce qui résulte en quelque chose qui ne ressemble pas à du beau gazon, mais à des mauvaises herbes pour l’œil ignorant. Les bordures de routes bien gérées, peuvent parfois être pleines de plantes très intéressantes, dont des orchidées sauvages. Quand je suis allé chez l'un de nos clients en Normandie en juin l'année dernière, les bordures étaient pleines d’Anacamptis pyramidalis (voir photo ci-dessous).

Chaque année, et ce depuis longtemps, je pars avec un ami pendant quelques jours fin mai ou début juin, à la chasse aux orchidées sauvages. Bien sûr, nous ne les cueillons pas, nous prenons seulement des photos. Certaines années nous avons de la chance, d’autres non. Cela dépend du temps qu’il a fait, et il est difficile de dire quel en est l’impact sur la situation locale. Ceci, bien sûr, fait partie du défi et du plaisir.

Une autre chose qui me rend heureux, c’est de voir les rapaces. Les buses sont maintenant omniprésentes, alors que quand j’avais 16 ans, j’étais content quand j’en voyais une par semaine. J’en vois maintenant tous les jours. Mais ce n’est pas tout : les aigles reviennent. Quand j’avais 16 ans, je suis allé en Écosse dans l’espoir d’en voir UN – je n’en avais pas vu un seul. Il y a deux jours, j’en ai vu trois voler au-dessus de Podivin, j’en ai vu en Allemagne fin mai, et un autre survolant Lišen en banlieue de Brno la semaine dernière. Je ne pouvais pas reconnaitre les espèces formellement. Ils ressemblaient au Circaète Jean-le-Blanc, mais je n’en suis pas sûr, car ils volaient très haut – ce que les aigles ont coutume de faire ! Dans ma rue à Brno, un aigle volait négligemment. 

La nature évolue comme elle avait l’habitude d’évoluer dans le passé. Mon arrière-grand-oncle a écrit un livre sur les oiseaux en Hollande pendant la seconde guerre mondiale. À cette époque apparemment, la corneille mantelée était commune – aujourd’hui vous devez vous éloigner de la Hollande d’un millier de kilomètres pour les voir. Et vous avez sans-doute  remarqué que l’on voit souvent des Grands Cormorans – un oiseau que je ne voyais jamais quand j’avais 16 ans. Ainsi, ces changements se passent sous nos yeux.

En général, les journaux et les journalistes se concentrent sur les mauvaises nouvelles. Mais il n’y a pas que des mauvaises choses qui se produisent. Certains des changements que nous voyons dans la nature ne sont pas bons, mais beaucoup d’autres le sont. D’une manière générale, la protection de la nature en Europe va dans la bonne direction.

Maarten van Leeuwen
Directeur Général du Groupe

Si vous souhaitez réagir à cet article, vous pouvez envoyer vos commentaires à club@alvey.be.

 

Que pensez-vous de la protection de la nature en Europe en général ?

Que pensez-vous de la protection de la nature en Europe en général ?

 

Certificats

Contact