Où mettez-vous vos bagages à main ?

Où mettez-vous vos bagages à main ?

 

2015/06 : Le temps du voyage

Maarten van Leeuwen

La période des vacances approche, et certains d'entre nous vont bientôt profiter des plaisirs des voyages en avion. Voici mes observations, aucune d'entre elles n’est censée être sérieuse.

Tout d'abord, je vais toujours à l'aéroport longtemps en avance. Me concernant, il n’y a rien que je puisse faire la dernière heure à la maison ou au bureau, que je ne puisse pas faire à l’aéroport. Personnellement, j’ai remarqué que quand je suis en retard, les feux de circulation ont tendance à être souvent rouges, les conducteurs lents et les tracteurs se retrouvent tous devant moi, il y a des embouteillages là où il n’y en a pas d’habitude, et il devient très difficile de trouver une place de parking. Inversement, si je pars longtemps en avance, l’exact opposé de ces phénomènes aura tendance à se vérifier.

Avec ou sans bagage à main ? Personnellement, je prends le minimum en cabine. Pas seulement parce qu’il n’y a pas beaucoup de place – les autres passagers semblent porter tous leur vie avec eux comme si les russes arrivaient – mais aussi parce que vous devez transporter tout ce bazar à travers tout l’aéroport. Ce qui peut représenter de très longues distances, comme le savent tous les visiteurs de l’aéroport de Bruxelles. Pendant les vacances, le temps supplémentaire à attendre les bagages n’est pas important – c’est l’occasion de vous rappeler que vous êtes en vacances. Dans des aéroports tels que ceux de Vienne ou Amsterdam, vos bagages ont de bonnes chances d’arriver quasiment en même temps que vous. Bien sûr, il y a des exceptions. Une fois, à Rome, nous avons attendu nos bagages plus longtemps que la durée totale du vol. Bruxelles n’est pas terrible non-plus, et ils ont des syndicats très actifs, qui comme beaucoup d’autres syndicats, aiment se mettre en grève.

Dans l’aéroport, ne nous plaignons pas des contrôles de sécurité. Bien sûr, c’est ce qu’il y a de plus agaçant dans un aéroport, mais c’est un mal nécessaire. Observons plutôt que c’est la mode de devoir passer À TRAVERS les boutiques pour pouvoir accéder aux portes d'embarquement. Observez également où sont les toilettes : aussi loin possible de votre itinéraire et/ou des escalators. Notez comment la température à l’intérieur est optimisée pour les milliers de personnes qui y travaillent et ne portent pas de manteaux, et pas pour les millions de personnes qui ne sont que des clients et qui portent un manteau si la météo l’exige. Enfin, cherchez un endroit où recharger votre batterie. Oui, je sais, on n’en trouve pas, et là où on en trouve, c’est à l’endroit le moins pratique possible, maximisant les chances qu'un autre passager marche sur votre tout nouveau MacBook Air.

Une fois que vous êtes à l'intérieur de l'avion, la plupart des gens ne font pas comme il faudrait. Ils placent leurs affaires dans le compartiment à bagages AU-DESSUS de leurs têtes. Ce n’est pas malin. Tout d'abord, si vous mettez vos affaires au-dessus de votre tête, oui, elles seront aussi proche de vous que possible, physiquement. Mais non, vous ne pourrez pas voir ce qui s’y passe. S’il y a des objets de valeurs, ils peuvent être volés, en particulier pendant les long-courriers quand vous faites la sieste. Deuxièmement, les personnes fuyant les russes risquent de mettre des sacs lourds sur les chocolats que vous venez d'acheter. Troisièmement, quand vous quittez votre siège à l'arrivée, vous remarquerez que votre nez est orienté vers le côté opposé. Ceci parce que votre corps tout entier est orienté de cette façon. Orienté parfaitement pour prendre quelque chose de l’autre côté, alors que pour prendre quelque chose de votre côté, vous devez vous retourner. Ce qui peut n’être pas si facile que ça, car vous êtes maintenant coincé par 200 personnes aussi anxieuses que vous de pouvoir sortir, et ils ont mille sacs, bobs, manteaux et autres accessoires dans leurs mains et sur leurs épaules.

Ne jamais, bien sûr, faire l'erreur de ranger quelque chose au fond de l’avion, plus loin que l'endroit où vous êtes assis. Je l'ai fait une fois. À la seconde où l’avion se retrouve à l’arrêt, les susmentionnées 200 personnes avec leurs affaires bloquent toute circulation à l'intérieur de l'avion. Vous devrez attendre que chacun d'eux soit sorti pour pouvoir atteindre vos affaires.

Voyager en avion est agaçant à bien des égards. Il m’arrive de penser que les aéroports et les compagnies aériennes font tout leur possible pour vous emmerder. Bien sûr, tout commence avec l’enregistrement, que vous devez faire vous-même. Deux fois. Une fois sur une machine où vous devez entrer votre numéro de billet. Ce numéro est imprimé aussi petit que possible. Il y a quelques milliers d'années, quelqu'un a eu la brillante idée de laisser des espaces, des points ou des virgules tous les trois chiffres quand un numéro est long. Ainsi, on peut le lire. Cette nouveauté n'est pas encore parvenue à l'industrie aérienne, si bien que maintenant, vous devez déchiffrer un nombre sans fin et vide de sens, et le taper sur un écran tactile qui ne répond pas, où le chiffre apparaît juste après que vous avez appuyé une seconde fois parce que vous pensiez qu'il n'avait pas été pris en compte la première fois.

Une fois que vous avez franchi cet obstacle, il y a une femme qui vous arrête pour voir si vous avez fait ce que vous venez de faire. Alors elle vous laissera passer à la file d’attente pour la troisième fois, où, avec de la chance, il y aura un être humain pour prendre vos bagages. Si non, il y a une machine pour le faire. La prochaine fois que vous voyagez avec SN Brussels, amusez-vous à compter combien de leurs employés parlent entre eux, apparemment sans rien faire, tandis que de longues files de malheureux passagers de SN Brussels luttent à travers les différentes étapes que je viens de décrire.

A l'intérieur de l'avion, une femme vous dit en quatre langues – de ce que vous comprenez – que l'avion se rend à la ville où vous allez. Ce qui est une information redondante. Ce serait plus intéressant si elle disait quelque chose comme : « chers passagers, vous pensez peut-être que nous allons à Rome (par exemple), mais ce n'est absolument pas le cas. Le pilote a opté pour Barcelone aujourd'hui. »

Puis c’est au tour du pilote qui explique quelque chose de fort, clair et long dans une langue que vous ne comprenez pas. Puis il passe à l'anglais et murmure brièvement quelque chose que vous ne pouvez quasiment pas saisir. Après tout cela, vous pouvez vous asseoir et vous détendre, et vous rappeler que vous êtes en vacances.

Maarten van Leeuwen
Directeur Général du Groupe

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